"Je vais dans ce pays pour y prendre des vues des ruines. Ce sera pour moi un voyage très curieux et très intéressant. Il n'y a aucun danger à courir car le pays est sain et les tigres y sont rares. J'aurais d'ailleurs mon fusil et mon revolver pour me protéger".
(lettre de Gabriel Veyre, Phnom Penh - 20 oct 1899)

En 1899, après un séjour de six mois au Japon, Gabriel Veyre s'apprête à rentrer en France. Sur la route du retour, il s'arrête à Hanoï. Paul Doumer, gouverneur de l'Indochine, en profite pour lui confier une mission photographique afin de faire connaître le pays à l'Exposition Universelle qui ouvrira ses portes à Paris en 1900. Pendant près d'un an, Gabriel Veyre parcourt le Tonkin, l'Annam et la Cochinchine, mais ce sont les ruines d'Angkor, au Cambodge, qui lui fourniront ses plus beaux motifs. De cette excursion, il rapporte une centaine de plaques de verre grand format.